6 – 4 au 10 Octobre : Premiers jours en Grèce.
Dimanche 4 Octobre – suite
Passage de la frontière, c’est facile, nous retrouvons l’Union Européenne.
Nous n’allons pas très loin après car nous nous arrêtons très rapidement en bord de plage (littéralement à 3m du rivage). La Méditerranée nous tend les bras… et Télyo découvre les oursins ! Opération « enlevage de piquants » à peine arrivé. L’avantage de cette rencontre rapide c’est que maintenant tout le monde fait attention…
Premier apéro Grec et nous nous endormons avec la vue sur la mer et sur les lumières de Corfou.

Lundi 5 Octobre
Soleil et réveil au bord de l’eau, c’est agréable.
Session école et snorkelling avant le déjeuner.
Nous gonflons le paddle, sortons les masques et les palmes et nous partons vers les rochers. C’est pratique le paddle, ça nous permet d’éviter les oursins.
Nous voyons des éponges jaunes, oranges, des poissons argentés, rayés… Et Stef va même embêter une rascasse volante qui était dans les rochers au fond afin que nous puissions tous l’admirer.
C’est vraiment top et la mer n’est pas trop froide.
Après le déjeuner, nous préparons une nouvelle sortie snorkelling et Stef se rend compte que le paddle fuit. Il commence à être vieux et une des coutures laisse à désirer. Il se dégonfle lentement alors nous partons quand même avec en prévoyant d’aller chercher un kit de réparation à décathlon quand nous serons à Corynthe dans ???? jours.
Nous allons explorer un nouvel endroit près de la falaise mais nous ne voyons rien de plus que ce matin, donc nous retournons à « notre » rocher.
Mardi 6 Octobre
Ce matin, c’est assez étrange quand nous nous réveillons car des hommes sont arrivés (à pied) sur la plage. Le temps de prendre le petit dej et d’autres hommes continuent d’arriver. Ce sont des migrants, et ils arrivent un par un à peu près toutes les 20minutes.
Nous quittons la plage (c’était de toute façon prévu) pour aller à la crique suivant profiter des douche de plage avant de prendre la route. C’est froid et à l’ombre, ça revigore de bon matin !
Nous prenons donc la route vers le nord-est et le site de Dodone. Ce sont nos premiers vrais tours de roues en Grèce, nous découvrons les villes, villages et champs. En ville la conduite est un peu sportive car ils se garent tous en double file, mais autrement ça va.
Nous croisons des champs d’oliviers et d’agrumes à perte de vue. Pour le moment, ce n’est pas mûr mais cela laisse présager de bons fruits pour cet hiver.
Nous arrivons sur le site de Dodone en fin de matinée.
Moment KiwiWiki : Il s’agit du sanctuaire de l’Oracle de Zeus. Il fut bâti vers 1000av JC, c’est le plus ancien de Grèce. L’oracle était rendu autour d’un chêne sacré qui fut bien évidement déraciné par les Romains lorsqu’ils voulurent éradiqués le paganisme… On y trouve les ruine d’un stade, d’une acropole, une basilique byzantine et divers temples. Le monument majestueux de ce site est le théâtre. C’est l’un des plus vastes de Grèce qui pouvaient accueillir jusqu’à 17 000 spectateurs.
Nous avons le site quasiment pour nous seuls, avec les ouvriers qui cassent les cailloux pour réparer les marches du Théâtre. Cela manque parfois d’un peu d’explication et les plans laissent un peu à désirer mais nous profitons des jolies fleurs et des vues sur les montagnes environnantes.




Ensuite, mission eau et bivouac. Vers 13h30, c’est bon, nous sommes posés pour le déjeuner dans les arbres, sur la montagne.
Après-midi studieux et nous retrouvons le froid du soir donc nous fermons rapidement le camion, dès que le soleil se cache derrière la montagne.
Mercredi 7 octobre
Aujourd’hui nous prenons la route pour Ioanina, objectifs : trouver du gaz, faire des courses et visiter !
Nous nous garons près du lac (sacrément grand) puis allons à pied vers la citadelle. Nous nous perdons dans les ruelles, entre les remparts, c’est très mignon. Nous allons au musée municipal qui est dans une ancienne mosquée donc nous visons le minaret pour nous repérer. Cette ancienne mosquée, construite sur la colline, a été construite sur une ancienne église…
L’exposition est séparée en 3 parties d’Histoire: la vie grecque de la région, la communauté juive de la ville et la communauté musulmane.
Nous y voyons des costumes traditionnels, de beaux tapis et de splendides coffres en bois.







Contents de cette visite pour retournons à la tortue et réalisons avec succès les opérations gaz et courses. Nous poursuivons donc un tout petit peu la route pour aller à l’entrée de la Grotte de Perama, à Perama. Nous pensions trouver un parking à touriste pour nous garer pour déjeuner mais en fait les panneaux nous emmène dans les petites rues, au pied de l’escalier de la grotte. Nous trouvons donc une place dans la rue en se félicitant une nouvelle fois de ne pas être trop gros !
Pique-Nique et coup de chance, nous avons de la place pour une visite à 14h15 juste le temps de prendre un café et de chausser nos chaussures de rando (il paraît que ça glisse).
Notre guide est nulle mais la grotte est belle donc ça compense. Nous passons sous la terre (c’est le plus grand gouffre de Grèce), de salle en salle (sur 1,1km), de stalactites en stalagmites… C’est très chouette (mais les enfants préfèrent quand nous allons explorer tout seul, à la frontale).






Nous prenons ensuite la route vers l’est pour nous rapprocher du site des Météores, et nous trouvons un bivouac sympa dans un lit de rivière avec une magnifique vue sur les pitons rocheux au loin.

Jeudi 8 Octobre
Il a fait un peu froid cette nuit, ça a pas mal gigoté dans le camion… Nous ne traînons pas car nous souhaitons profiter des Météores « sans trop » de monde. Nous prenons donc la route vers les monastères et les paysages sont superbes. Ces pitons rocheux sont vraiment impressionnants.


Premier arrêt pour le monastère d’Agia Triada (Sainte Trinité), mais nos recherches étaient mauvaises, il est fermé aujourd’hui. Il nous impressionne déjà de loin alors, comme nous ne sommes pas pressé, nous reviendrons demain.
Nous prenons la route de Megalo Meteora (le Grand Météore), mais le parking est riquiqui et déjà blindé avec des voitures en vrac n’importe où. Demi-tour, nous allons donc au monastère de Varlaam, qui a un grand parking.
Moment KiwiWiki : Les Météores sont des tours géantes de grès naturel. Ces rochers furent les premiers à servir de refuges religieux lorsqu’en 985 un ermite nommé Barnabas s’installa dans une grotte. Le monastère de Mégalo Météoro fut ensuite construit en 1382. Il a eu 23 monastères en activités mais ils tombèrent en ruine à la fin du 18eme. Il n’en reste plus que 6 encore debout et toujours en activité. On ignore toujours comment les premiers moines sont parvenus au sommet…
Pour entrer dans les monastères il faut avoir les épaules couvertes, pas de shorts, une tenue « sobre » et une jupe longue pour les femmes. C’est ce qu’il y a écrit sur les panneaux en bas, donc je ressors mon Sarong de Bali (en fait, beaucoup de touristes ne respectent pas cette demande ou porte les tissus prêtés en mode « mini »).
Le monastère de Varlaam, le 2eme plus grand monastère, offre déjà de superbe vue depuis l’extérieur. Nous commençons la visite par une petite grimpette avant de passer les portes du monastère.
Ce monastère possède différents bâtiments mais est surtout célèbre pour sa terrasse panoramique qui offre une vue à couper le souffle. L’ancien « hôpital » des moines est à présent un magasin d’icônes. L’église possède de magnifiques fresques, tout en dorures, avec des sièges en bois sculptés. Ce monastère a également une pièce remplie d’un immense tonneau qui était la réserve de vin des moines. Ce baril est vraiment géant, nous pourrions y loger la Tortue !!






Un autre point intéressant de la visite est le fait que la tour de hissage (construite en 1536) fonctionne toujours. Évidement, les cordes et le palan de l’époque ont été remplacés par un treuil mécanique avec filin en acier, mais ça sert toujours pour faire descendre les poubelles et monter les réserves. Les moines ont un petit téléphérique privé pour pouvoir quitter les monastères sans croiser les hordes de touristes. En parlant de de hordes de touristes, autant le Megalo Meteoro était assailli par les cars et véhicules de touristes, autant ce monastère, le deuxième plus gros avec tout de même une des plus belle vue n’est pas bondé. Certes, il y a un peu de monde lorsque nous arrivons (à l’ouverture) mais l’affluence diminue. Les touristes arrivent principalement par vagues de cars et n’ont pas beaucoup de temps sur chaque site et restent agglutinés autour de leur guide, donc pour nous, c’est plutôt agréable.






Pour finir la visite, un petit musée est au sous-sol du Monastère. Nous y trouvons divers objets de cultes, des bibles issues du travail des copistes, les tenues, etc. C’est intéressant et nous y voyons même un petit film datant de 1920 où un moine monte au monastère dans le filet du treuil…
Nous reprenons la route panoramique et retournons au bivouac pour un après-midi studieux.
Vendredi 9 Octobre :
Retour au Monastère d’Agias Traida, c’est ouvert aujourd’hui donc effectivement il y a plus de monde qu’hier… Ce monastère se mérite car il faut grimper les 160 marches taillés dans la roche.
Ce monastère est plus petit que celui d’hier, plus intimiste et surtout nous voyons bien comment il a été incorporé sur le piton rocheux. Nous y voyons les murs qui reposent sur la pierre, et les pierres qui sont dans les jardins. Il y a aussi les jardins des moines avec des tomates et des grenadiers…
Ce monastère a servi de lieu de tournage pour des scènes de James Bond, il faudra donc que nous regardions « Only for your eyes » une fois rentrés à la maison…





Nous quittons ce lieu magique et prenons la route pour un autre lieu mythique : le passage des Thermopyles !
Sur la route, nous traversons des plaines immenses remplies de champs de coton ! C’est la période de la récolte alors nous croisons les « moissonneuses » spécial Coton, nous voyons des gros tas de coton qui attendent sur le bord des champs et des hangars remplis de coton. C’est sympa, un spectacle dont nous n’avons pas l’habitude. Ça change du blé et du maïs, mais ça pose quand même question sur la gestion des ressources en eau en Grèce puisque le coton est très demandeur (et que nous voyons des systèmes d’irrigation importants pour ces cultures).

Nous arrivons sur le site des Thermopyles pour un déjeuner tardif et ensoleillé !
Moment KiwiWiki : Le défilé des Thermopyles, c’est l’endroit où en 480 avant J.-C. , Léonidas, Roi de Sparte (et pas des chocolats) affronta l’armée Perse de Xerxès. Léonidas était à la tête de 7000 hommes (des Spartiates et des Grecs d’autres cités). Ce lieu a été choisi car c’était un corridor qui permettait de limiter le nombre des ennemis arrivant… Un traître ayant montré à Xerxès comment contourner les Spartiates, les Perses ont gagné cette guerre. Léonidas et son armée a été massacré et il y aurait eu uniquement 2 survivants. Cette bataille a permis a Athènes de gagner du temps et d’organiser sa défense pour retarder l’annexion Perse.
Les Thermopyles ou les Portes Chaudes sont appelées ainsi car des sources d’eau chaude y naissent.
Après le temps calme, nous testons donc ces eaux chaudes (voire très chaudes). C’est délassant, et nous trouvons des petits coins où nous sommes loin des cars de touristes ; ils restent se mettre à l’eau dans un endroit aménagé à l’entrée du site.
C’est chouette comme endroit mais ça chauffe ! Il fait 30° dehors et encore plus dedans.
Session d’école et nouvelle baignade à la sortie de l’école. Y a pire !




En fin de journée, nous nous lavons avec la douche solaire, histoire de ne pas sentir l’œuf pourri puis nous allons nous garer un peu plus loin, sur une piste au pied de la montagne.
Samedi 10 Octobre :
Journée liaison routière aujourd’hui. En effet, après nos quelques visites dans le Nord de la Grèce nous avons décidé de rejoindre rapidement le Péloponnèse afin de profiter de la mer avant qu’elle ne refroidisse trop.
Mais avant de quitter le site des Thermopyles nous passons quand même voir la grande statue de Léonidas ériger en face du tumulus funéraire des guerriers de la fameuse bataille. C’est assez étrange d’imaginer que la mer et la plage étaient juste là car actuellement est est beaucoup plus éloignée, nous sommes très loin du « défilé » mais plutôt sur la grande plaine/champ de bataille bien ouvert.



Route donc, et nous arrivons en début d’aprem à côté d’une forteresse en ruine.
Lors de la récréation, nous allons bien évidement explorer la forteresse et grimper sur les pierres, vielles de quelques milliers d’années.
C’est chouette et nous trouvons des copines tortues. Ce sont de grosses tortues Marginatas qui s’éclatent dans le maquis grec.







