3 – 16 au 23 Septembre – Découverte de l’Albanie…
mercredi 16 septembre – la suite :
Nous avons pris la route du port vers 15h, la route (comme beaucoup en Italie) est défoncée ! Nous arrivons au port, nous voyons les panneaux pour le check-in, loin des bateaux, mais ensuite les panneaux disparaissent. Nous nous arrêtons auprès d’un bâtiment qui semble abriter des compagnies maritimes et ouf, c’est bien là ! Check-in rapide, nous obtenons nos billets et repartons vers le quai 11. Cela ressemble un peu à une chasse au trésor car de nouveaux les panneaux sont aléatoires, nous quittons la zone portuaires puis y retournons… Nous passons la douane et hop, nous grimpons dans le bateau. Nous récupérons nos affaires et allons chercher la clé de notre cabine. Le gars de la réception confirme ce que nous avions cru comprendre en faisant un tour rapide du bateau : il n’y a pas de point d’eau potable (sauf à l’acheter au bar), nous redescendons donc rapidement à la tortue pour récupérer un peu plus de gourdes. Il est tôt, nous sommes encore au port un petit moment donc nous trouvons une table au bar du bateau et c’est parti pour des jeux de société et les derniers messages aux copains.
Le bateau n’est pas de première jeunesse et les douches sont folkloriques… Nous pique-niquons et faisons un tour du bateau dans la nuit, ça décoiffe !
Un petit film et au lit !







Jeudi 17 septembre :
Réveil, petit dej (nous retrouvons la même table qu’hier) et école.
Vers 14h30 nous débarquons à Dürres, passage de douane rapide puis nous prenons la route pour Tale. En route, essence et retrait : nous avons maintenant des LEK pour pouvoir payer. La conduite est un peu sportive mais globalement ça va, et pour le moment les routes sont en meilleurs états qu’en Italie.
Nous arrivons à la plage après une piste sympa, pleine de trous et de grosses flaques. Nous nous posons au bout, sur la plage, à 5m de la mer. Nous avions prévenu les enfants que le traitement des ordures en Albanie n’est pas le même qu’en France et que les plages et bords de route sont jonchés de plastiques. Nous nous attendions donc à devoir nettoyer un peu la plage, mais coup de chance pour nous, un voyageur Suisse est arrivé avant nous et nous explique qu’il a passé 2h déjà à nettoyer… Nous le remercions donc d’avoir fait le travail à notre place ! Nous discutons et sommes garés a 50m l’un de l’autre parallèle à la mer. La plage est grande !
Aprem tranquille, château de sable, trou d’eau, etc.
En fin de journée, nous nous installons face au coucher de soleil pour l’apéro ! Le soleil se couche vite, sur la mer, c’est superbe. A 19h10, il fait nuit noire… Nous sommes sur le même fuseau horaire que la France mais beaucoup plus à l’est, les journées commencent donc plus tôt et se terminent plus tôt.
La plage est « une route », en fin de journée, pas mal de locaux s’y baladent en 4×4. Ils nous font coucou, nous souhaitent la bienvenue….

Vendredi 18 septembre :
Nous ne bougeons pas aujourd’hui donc matinée école, avec récré sur la plage.
Au bout de la plage, il y a un bateau échoué jusqu’auquel nous avons prévu de marcher. Le Suisse vient papoter et nous explique qu’hier il est allé marcher jusqu’à l’épave et qu’il a eu la surprise de voir quelqu’un lui faire coucou !! En fait, le bateau est échoué depuis janvier 2026 et il reste 5 marins à l’intérieur ! 4 Syriens et un Libanais qui sont coincés là, les armateurs font les innocents, se renvoient la balle pour ne pas s’occuper du bateau, ne payent plus leurs marins depuis bien longtemps… Une solidarité s’est mise en place avec les locaux qui viennent leur apporter de l’eau, un minimum de nourriture, du fioul pour un groupe électrogène. C’est assez hallucinant comme histoire. L’un des marins est diabétique alors le Suisse va à la pharmacie pour lui chercher de l’insuline. Nous faisons un tour dans nos réserves pour leur préparer un sac de victuailles, les enfants donnent même le paquet de gâteau que nous avions acheté en Italie : « ils en ont plus besoin que nous, on ira en racheter ». Nous faisons la balade jusqu’au bateau mais il n’y a personne (nous donnons le sac au Suisse un peu plus tard dans l’aprem).
Nous revenons en marchant dans l’eau et c’est parti pour la baignade ! L’eau est bonne, nous en profitons, même si la visibilité est nulle. Après plusieurs bains et jeux dans le sable, nous nous lavons sur la plage, tranquille.






Samedi 19 septembre :
Nous quittons la plage de bonne heure, direction : Les Alpes Albanaises !
Sur le bord de la route, nous voyons pleins de petits étals avec des courges et des pastèques ENORMES ! Les gens ont leur champs à côté et s’installent avec leur productions. Nous faisons route vers Kukes, ville étape. Une bonne partie de la route est sur une autoroute toute neuve qui mène au Kosovo, il n’y a pas foule. Nous en prenons plein les yeux. Arrêt donc à Kukes pour faire des courses, nous devrons être autonome quelques jours dans la montagne. Nous trouvons une base au Big Market (qui n’a de Big que le nom…) mais ni pain, ni fruits et légumes. Ce sera a mission pour demain.

Nous continuons un peu la route pour aller nous perdre sur une piste pour le reste de la journée. Il est 13h, il fait chaud, assez roulé pour aujourd’hui !

Temps calme avec la visite des vaches du coin. Les vaches sont en liberté avec une cloche autour du cou, elles restent relativement proche des maisons.
Ecole avec le tonnerre qui gronde, mais pas de pluie aujourd’hui, les nuages gris passent à côté.
Diner et chasse aux moustiques !
Dimanche 20 septembre :
Nous continuons la route vers Valbone (montagne). La route est interminable ! Ca tourne comme des des fiords, ca monte, ca descend et ca se croise tant bien que mal car la route est étroite (mais plutot bonne, surtout comparée aux routes italiennes).
Arret n1 : achat de légumes
Arret n2 : achat de courge et pastèques

Arret n3 : achat de pain et de burek ( = spécialité des balkans, pate filo fourrée aux épinards,à la viande ou au fromage).

Arret n4 : essence et eau. A la station service, le pompiste nous demande si on parle anglais parce que lui non… Nous faisons le plein puis l’eau, le débit est lent mais nous ne sommes pas pressé. Le monsieur vient chercher les enfants pour nous amener dans le jardin d’à côté pour nous donner des pommes et du raisin. Mission fruit accomplie, nous le remercions beaucoup et nous reprenons la route.
Nous continuons de remonter la rivière Valbone sur la route qui tournicote. Elle est super claire, cour d’eau de montagne mais….Elle disparaît ! Quand nous arrivons vers le bivouac, nous pensions trouver de l’eau mais la rivière est à sec à cette période de l’année, tant pis. Le bivouac est en plein milieu de la « rivière », enfin, du champ de cailloux. Encore une fois, un véhicule 4×4 est bien pratique.

Déjeuner Burek, miam !
Et l’aprem, école ! Et oui, même si c’est dimanche. Les enfants préfèrent travailler aujourd’hui plutôt que demain pour pouvoir profiter toute la journée.
Ils ont raison car en plus il se met à pleuvoir. Cela n’empêche pas Stef de peindre dehors à l’abri du tarp.


Tout l’aprem nous voyons des marcheurs passer : ils partent de Thet, de l’autre côté de la montagne et arrivent ici pour reprendre le car qui les emmène ailleurs ( la rando de 18km est One-Way). Nous voyons aussi des vieux van-car mercedes (Mercedes T1N 308 ???) qui font des aller-retours du fond de la vallée au village de Valbone. Ils passent dans la caillasse sans se poser de question.
Point véhicule : en Albanie dans les montagnes, ils ont soit des Volkswagen soit des Mercedes, parfois en conduite à droite, parfois agé (mais toujours hyper propre). Avec quelques très rares 4×4 (de toutes marques et souvent d’au moins 10-20ans). Dans les plaines : pareil VW et Mercedes mais quelques autres marques diverses et des 4×4-SUV flambants neufs.
Lundi 21 septembre :
Réveil frais… Mais le soleil est là et nous sommes motivés, ce matin c’est Randonnée ! Nous partons voir la cascade de Valbone. La rando commence sur le chemin de cailloux puis passe dans un petit hameau avant de se perdre dans la foret. Nous rencontrons un mignon petit cours d’eau et le suivons, persuader que c’est le chemin de la cascade. Nous grimpons dans la foret, c’est tout mignon mais le chemin se réduit peu à peu. Il faut se rendre à l’évidence, ce n’est pas par là ! Observation de carte, marquage des arbres pour s’il faut faire demi tour, normalement en restant sur l’isoligne nous devrions retrouver le chemin. Et effectivement après un passage d’aventuriers nous arrivons à bon port.
A cette saison la cascade est petite mais c’est très mignon, nous avons une jolie vue sur les montagnes. Au pied de la cascade, une petite mare abrite des têtards en train de se métamorphoser en grenouille, ils ont maintenant leurs pattes arrières.
Des nuages s’amoncellent sur les montagnes autour de nous, ils sont gris de pluie. Nous repartons sur le chemin pour rejoindre la Tortue, sans se perdre…
C’était chouette !










Le reste de la journée est tranquille, entre jeux et bouquinage. Le froid tombe en fin d’aprem, nous nous enfermons dans le camion pour regarder Bernard et Bianca au pays des kangourous (« Mais, il n’y a quasiment pas de kangourous en fait »).
Mardi 22 septembre :
14°C dans la Tortue au réveil, 8°C dehors un peu pus tard… Il ne fait pas chaud ! Nous sommes contents quand le soleil passe par dessus la montagne.
Ecole comme d’hab et ce midi, nous sortons notre brasero de voyage et la cocotte en font pour cuisiner notre mega courge ! À la base, nous avions prévu de rajouter d’autres légumes, mais elle prend toute la place… Un peu de pate de curry, un peu d’oignon et nous obtenu un délicieux déjeuner.
Et comme le brasero est de sortie, nous cuisinons également un délicieux gateau banane-chocolat et du pain au levain. Bon, c’est un nouveau moule que nous testons et cela fait longtemps donc le pain est beau, mais le fond un peu brulé ! On fera mieux la prochaine fois.





Mercredi 23 septembre :
Nous reprenons la route ce matin, nous retournons à la plage ! La route est longue, mais nous retrouvons quelques degrés supplémentaires avec plaisir. Nous reprenons la route sur la plage et c’est Télyo qui nous emmène.

Le vent est revenu aussi, la mer est agitée, le sable vole et le cerf-volant également.
Posted on: 26 septembre 2026, by : Stephane