Partir en voyage : de l’idée à la réalité – Partie 1 : Pourquoi & Comment ?

Il n’est pas facile de partir en voyage pour plusieurs mois. Cependant, une fois l’inertie brisée et que l’on commence à prendre les choses en main, cela devient non plus impossible mais seulement fastidieux. Le départ de notre premier « vrai » voyage fut précipité. En effet, en 2009 avec nos diplômes en poches mais pas de travail, nous avons décidés de partir 8 mois en Nouvelle-Zélande. Entre la décision et la montée dans l’avion, à peine deux semaines s’étaient écoulées.

Durant notre road-trip en van 4×4 L300 Mitsubishi, nous avons confirmé nos envies de voyages et sommes tombés amoureux du fait de pouvoir aller où l’on veut avec notre véhicule. Ainsi, bien avant notre retour en France nous avions décidés de repartir mais cette fois en planifiant mieux notre affaire.

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Un voyage ça se prépare, d’autant plus si la destination est lointaine, que la durée est importante ou que l’on voyage en famille… Et bien évidement, nous sommes dans ces 3 cas !

Entre notre retour en France et le prochain voyage en Afrique australe (= destination initialement prévue), 3 ans devaient s’écouler et durant tout ce temps, les préparatifs ont été intenses.

 

Pourquoi partir ?

Cela parait simple comme question mais il faut y réfléchir. Les objectifs ne seront pas les même si le but est de faire de l’humanitaire, un raid-photo, de rencontrer les plus possible les locaux ou de se perdre dans loin du monde. En général on cumule les envies, mais il reste important d’avoir une idée nette de ce que l’on veut faire pour passer à la suite.

 

Choisir une destination 

La destination peut s’imposer d’elle-même si l’on veut aller voir des temples indiens, le Grand Canyon ou des girafes. Cependant, souvent ce n’est pas la destination mais le voyage qui motive le plus.

L’étape du choix de destination reste à notre avis la plus créatrice de rêves. On s’imagine facilement sur des pistes ou en train de bivouaquer. Une fois le but et la destination choisie, il reste l’itinéraire.

Pour cette étape, pas de solution miracle. Il faut écumer les forums de voyageurs, les guides de voyages et parler avec des gens ayant déjà parcouru le terrain.

Cela prend du temps, mais un voyage bien préparé permet de partir plus serein. La majeure partie des pays occidentaux permettent de partir sans grande préparation. Peu de risque de maladie, la langue anglaise globalement comprise, sécurité politique, etc. Par contre, certaines régions du globe demandent plus de préparation et des itinéraires de secours.

Une grande carte est bien utile à ce moment et habillera un de vos pans de mur. Après avoir réalisé une liste de pays, nous avons commencé par « décorer la carte » en y faisant des croix sur tous les endroits où nous voulions aller. C’est joli, tout plein de couleurs et aide à avoir un premier aperçu du voyage « rêvé ». Cela permet également, par un jeu de couleur, d’identifier les choses que l’un veut voir et l’autre pas…Il va falloir argumenter et choisir ! Il faut ensuite prendre de dures décisions. Certaines destinations ne sont pas facilement atteignables car elles engendrent de gros détours ou d’autres se « répètent ».

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Pour l’avoir testé en Nouvelle-Zélande, cela ne sert à rien de s’arrêter dans toutes les grandes villes pour faire les grands musées. Il y a des répétitions, mais les arrêts en ville sont bien utiles pour le ravitaillement. De même, il faut parfois accepter de ne pas faire tous les parcs nationaux d’une même région puisque cela peut permettre de visiter une zone totalement différente.

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Plus la durée du voyage est courte, plus il faut préparer l’itinéraire.

Il est facile de rattraper le temps perdu par un détour, une panne matériel ou une météo défavorable lorsque le temps n’est pas limité. Par contre sur une, deux ou trois semaines, pas le droit à l’erreur. Il suffit de regarder les plannings des agences de voyages qui sont souvent très chargés et très « chronométrés ».

D’ailleurs, nombre d’agences proposent la création de road-book personnalisés permettant de sortir des sentiers battus. Des contacts locaux peuvent aussi vous aider à planifier votre itinéraire, ce qui permet de faire travailler des prestataires locaux et non les « grosses » agences. Le temps passé à chercher des contacts est un investissement sur le long terme. Et puis, cela permet parfois d’avoir un point de chute dans le pays et de partager un apéro.

 

La préparation est essentielle

En parallèle de la préparation de l’itinéraire, il faut aussi chercher le plus possible d’informations sur le(s) pays choisi(s). Les conditions géopolitiques peuvent varier assez rapidement et il faut rester vigilant durant la préparation et pendant le voyage dans certains pays. La météo et le climat doivent être étudiés. En effet, il faut garder à l’esprit que dans l’hémisphère sud les saisons sont inversées, mais aussi qu’à certaines saisons la pluie peut transformer une liaison de quelques heures en un enfer boueux durant des jours. Les besoins d’équipement pour le véhicules et pour les personnes varient donc selon les pays mais aussi selon les climats pouvant être rencontrés.

 

Le transport : personnes et éventuel véhicule.

Que vous décidiez de partir pour un tour du monde en avion ou avec votre véhicule personnel, il faut songer aux transports.

En ce qui concerne l’avion : il existe des billets « tour du monde » qui sont proposés par différentes agences. Il convient de bien se renseigner car ces billets sont souvent limité par le nombre de « stop » et imposent des dates peu flexibles. Enchainer avec plusieurs billets d’avions, avec différentes compagnies, peut être une bonne solution pour aller dans des endroits « moins classiques » et pouvoir facilement changer les dates des trajets. En effet, bien qu’étant dépendant des avions, il faut pouvoir se ménager des « chemins de traverses » en cas de pépin de santé, de rencontres avec des voyageurs vous donnant envie d’aller ailleurs, etc.

Si vous voulez voyager avec votre véhicule, il faut bien évidement le choisir. Il sera différent si vous choisissez de partir en « hotel » ou en total indépendance. Pour les voyages autonomes, on pense aux camping-cars, aux camions, fourgons ou 4×4 aménagés. Dans le cas d’un aménagement, il est possible de le faire faire ou bien de tout réaliser soi-même. Réaliser soi même un aménagement prend du temps mais est source de fierté et d’échange avec d’autres voyageurs. Les points importants à prendre en compte sont : la capacité de stockage de l’eau et du gasoil, le couchage, la cuisine et les rangements divers. Le plus important est de bien connaitre son véhicule pour partir le plus sereinement possible.

Un second point à prendre en considération lorsque l’on part avec son propre véhicule est le transport éventuel de ce véhicule. En effet, suivant les destinations (Afrique et Amérique notamment), le véhicule doit traverser la mer. Il est possible de faire voyager ce véhicule en cargo, soit à l’air libre, soit en container. La seconde solution est à favoriser pour être certain de retrouver son véhicule dans l’état initial. Il faut contacter plusieurs compagnies de fret maritimes pour comparer leurs offres et leur tarif. Il faut garder à l’esprit que les containers sont de format « standards » et qu’un véhicule trop haut (rehausse importante et galerie) peut poser problème. Ne pas négliger les problèmes aux douanes portuaires pour débarquer (ou embarquer) le véhicule. Un contact local est vivement conseillé voir même un professionnel de ce genre de procédure.

 

Les formalités administratives.

Selon les pays envisagés les formalités ne sont pas les mêmes. Cependant, un permis de conduire international reste toujours utile et il coute seulement le prix d’une lettre recommandée. Pourquoi s’en priver (information sur le site des préfectures) ?

Le carnet de passage de douane est demandé dans nombre de pays, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. Il s’acquière auprès de l’Automobile Club de France pour environ 150 euros. Il est associé à une caution qui vous sera rendu une fois de retour en France avec le véhicule. Le prix de cette caution dépend de l’argus de votre véhicule (il ne peut être inférieur 2500€).

Les visas dépendent directement des pays visités. Pas d’échappatoires, il faut vous renseigner sur les sites de leur ambassade (le site officiel www.mfe.org regroupe les informations utiles) ou de faire appel à un des sites payant qui se charge pour vous des formalités). Certains visas sont à acheter avant le départ, pour d’autres il peut être plus rentable de les acheter sur place, là encore compulser les forums de voyage est une bonne idée.

Cette partie des préparatifs reste longue d’autant plus si vous visiter un grand nombre de pays.

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La Santé.

Avant de partir, faites un check-up complet de votre santé. Quoi de pire qu’un bonne rage de dents une fois perdu dans la brousse.

Parlez avec votre médecin traitant et demandez-lui une liste de médicaments qu’il vous recommande afin de créer une trousse de secours personnalisée. Comparez la liste avec celles d’autres voyageurs afin de parer à un oubli éventuel du médecin ou de vous même.

Mais surtout, il faut que vous sachiez vous servir de tout ce qu’il y a dans votre trousse de secours. Il faut faire du simple et efficace. Le but de la trousse de secours est de parer aux petits bobos, de vous rendre transportable ou bien d’attendre les secours. Laissez donc le nécessaire à trachéotomie (sauf si vous savez réellement vous en servir), les points de sutures ne sont pas recommandés (les sterils-strips sont plus utiles, après nettoyage de la plaie) et vous pouvez oubliez l’aspic-venin (inefficace et qui ne fera qu’empirez les choses sur la plupart des morsures de venimeux). Le plus important est de bien penser à tout désinfecter. Pour l’avoir vécu, avoir le numéro d’un ami médecin est bien utile. Vous pourrez lui envoyer un message pour avoir des conseils en urgence en cas d’accident.

Pour ce qui est des vaccins et des traitements (type anti-paludéen), le plus sage est de se reporter aux directives de votre médecin et du site de l’institut Pasteur qui met à jour régulièrement des conseils aux voyageurs.

 

 

 

 

 

Posted on: 4 avril 2015, by :

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